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Enterrement juif : rites funéraires et déroulement de la cérémonie

Première religion monothéiste de l’Humanité, le judaïsme possède une histoire riche qui découle de ses 3000 ans d’existence. Elle tient ses origines de la Bible hébraïque ou plus communément appelée l’Ancien Testament. La préparation des obsèques suit les principes de la Torah, source des commandements bibliques, dans laquelle l’inhumation est considérée comme le seul choix de funérailles possible. En effet, la crémation est interdite.

Les rites funéraires d’un enterrement juif : Importance de la coutume

Dans la religion juive, la mort n’est pas considérée comme une fin, mais comme une étape de transition entre le monde des vivants et l’autre monde. La mort n’est pas à craindre, mais plutôt la façon dont on remplit notre vie sur terre. Même un juif peu pratiquant souhaitera une cérémonie religieuse, ce qui lui permettra de revenir aux origines et de trouver une sérénité éternelle.

Position et présentation du défunt pour le recueillement

Le défunt repose sur le dos, ses bras sont placés le long du corps. Son corps et son visage sont recouverts d’un drap blanc. Le corps ne doit pas rester seul du décès jusqu’aux funérailles. Ses proches liront des psaumes en hébreux appelés « téhilim » pour l’élévation de son âme. Selon la tradition juive, tous les miroirs doivent être recouverts d’un drap et une veilleuse devra rester allumée près du visage du défunt.

Toilette rituelle ou Tahara précédent un enterrement juif

Les soins de conservation sont interdits dans la religion juive ainsi que le don du corps. En revanche, une toilette de purification (Tahara) sera réalisée par deux personnes du même sexe que le défunt, pieuses et bénévoles. De nos jours, c’est souvent la Hévra Kaddisha, un groupe d’hommes et de femmes dédié à la toilette de purification qui en est chargé. Cette toilette a pour but de débarrasser le corps des impuretés en le trempant dans le bain du mikvé. Ce lavage mortuaire permet la libération de l’âme. Une fois la toilette effectuée, le corps est enveloppé nu dans un linceul blanc (Takhrikhim) et son châle de prière (Talit) s’il s’agit d’un homme. Il ne conservera sur lui ni prothèses amovibles, ni bijoux, ni effets personnels ou objets de culte.

Châle de prière "Talit"

Veillée funéraire précédent un enterrement juif

Une personne, qui n’est pas un proche de préférence, veille le défunt en récitant des psaumes en continu pour l’élévation de l’âme du défunt jusqu’à l’enterrement. Il peut s’agir encore une fois de la Hévra Kaddisha. Les proches peuvent le regarder mais nul ne peut le toucher une fois la toilette rituelle effectuée. Les personnes dont le nom de famille est Cohen (cohanim) ne peuvent pas être présentes lors de la veillée funéraire.

La cérémonie funéraire juive

La cérémonie se déroule uniquement au cimetière, le cortège funèbre ne passant pas par la synagogue. La cérémonie nécessite la présence de 10 adultes (Minyan) afin de pouvoir réciter le kaddish, la prière des endeuillés ou encore appelée prière des orphelins. Cette prière contribue à l’élévation de l’âme. Les hommes assistant à la cérémonie doivent porter une kippa. La cérémonie ne peut pas avoir lieu le jour du shabbat (samedi) et certaines fêtes. En quittant le cimetière après les obsèques, les proches doivent se rincer les mains sans les essuyer, ils restent ainsi en contact avec le défunt.

Une cérémonie d’obsèques juives doit rester très sobre, il n’est pas coutume de déposer de fleurs ou de couronnes sur la tombe du défunt à l’instar
des obsèques chrétiennes. De même, le cercueil doit être choisi sans ornement. En Israël, le défunt est enterré à même la terre, il n’y a pas de cercueil. Le monument funéraire sera orné d’une étoile de David et pourra comporter les tables de la loi en encore une citation de la Bible en hébreu.

Extrait du kaddish, prière récitée lors d'un enterrement juif
Pour assister à un enterrement juif, les hommes portent la Kippa

Mise en terre pour un enterrement juif

Le corps doit être inhumé le plus rapidement possible, dans les 3 jours qui suivent le décès. La famille doit donc faire appel à une agence de pompes funèbres très réactive. La crémation est absolument interdite. Selon les enseignements de la Tora, brûler un corps reviendrait à priver le corps de la libération de son âme. De même, il faut remettre à Dieu le corps dans l’état où il se trouve et ne pas laisser la main de l’Homme le détruire.

Rapatriement du corps en Israël

Il est tout à fait possible de faire enterrer le corps d’un défunt en Israël. Un rapatriement de corps vers l’étranger demande un peu plus de budget qu’un enterrement classique. Notre agence de pompes funèbres est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions sur un enterrement juif et le rapatriement dans le but d’organiser des obsèques sereines tout en vous épargnant les tâches administratives qui sont légion.

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